le 15 juillet 2021

“Quand je serais grand, je serai marin pour La Méridionale"

À 16 ans, Nicolas est passionné de navigation !

Son objectif : intégrer l’École Nationale Supérieure Maritime d’ici 2 ans pour faire carrière dans la marine. À travers cet échange, il nous explique d’où lui vient sa fascination pour l’univers maritime et comment celle-ci a évolué ces 8 dernières années jusqu’à devenir une véritable vocation.

“L’appel de la mer” semble avoir pris possession de toi ! D’où te vient cet intérêt pour la navigation ?

Nicolas : ” Cette passion n’est pas née par hasard ! Elle est arrivée en 2012, le jour de l’inauguration du navire amiral de La Méridionale : le Piana.
J’avais 8 ans et mon oncle, Gil Capuano, qui travaillait en tant que boulanger pâtissier pour la compagnie m’a proposé d’assister à l'inauguration et de monter à bord avec lui. Dès les premières minutes j’étais fasciné devant l’immensité du navire : les innombrables hublots laissant paraître la mer, le grand restaurant, le bar, les couloirs interminables et l’alignement des nombreuses cabines, le cinéma... tout m’a semblé démesuré. Sur l’eau je me suis immédiatement senti à l’aise et j’ai tout de suite su que j’étais dans mon élément. Après cette journée, je me suis très vite intéressé aux fonctionnements et aux caractéristiques techniques de tous les bateaux que je pouvais  trouver. ”

Qu’est-ce qui t’attire en particulier dans cet univers ?

Nicolas : “ Depuis tout petit j’ai toujours été curieux dans tous les domaines, mais particulièrement pour tout ce qui roulait, avançait et pouvait servir de moyen de transport. Après cette inauguration, ma passion s’est vraiment tournée vers les bateaux. Ils ont quelque chose de fascinant, d’intriguant. L’idée de voyager et être sur l’eau avec les membres d’un équipage pendant des jours comme une grande famille me plait énormément. ”

Tu as exprimé ta passion en réalisant notamment une maquette du Piana quand tu étais plus jeune, est-ce que tu continues de travailler sur ce genre de réalisations ?

Nicolas : “ J’ai construit cette maquette de 110 cm à l’âge de 10 ans, après m’être entraîné dans l’atelier de mon père sur des réalisations en contreplaqué de plus en plus travaillées et de plus en plus grandes. J’ai pu le présenter
à l’équipage et la maquette a été exposée 4 jours sur la passerelle du Piana. D’année en année j’ai continué le maquettisme et j’ai relooké le Piana en 2017, à l’âge de 14 ans, suite au changement de livrée des navires de La Méridionale. Après Le Piana, je me suis lancé dans la maquette du Kalliste mais le temps ne m’a malheureusement pas permis de finir mon travail. ”

D’abord la visite du Piana, puis les maquettes de navire et aujourd’hui tu souhaites devenir marin : ta passion semble évoluer au fil de ton âge !

Nicolas : “ Oui, ma passion pour la navigation a clairement évolué et en grandissant j’ai commencé à affiner mon projet de devenir marin en m’intéressant aux aspects techniques et au domaine maritime au sens large.
En classe de 1ère j’ai effectué des stages embarqués sur le Piana, ce qui m’a conforté dans l’idée de devenir Officier de la marine marchande. Je m’intéresse aussi pleinement au respect de l’environnement et à la lutte
contre le réchauffement climatique et sur mon temps libre je ne fais plus de maquette, mais je réfléchis constamment à des solutions pour réduire l’impact carbone de la flotte de La Méridionale et des autres navires. Je suis quelqu’un de très optimiste et j’espère que les projets sur lesquels je travaille sur papier, aboutiront un jour ! "

Pourquoi souhaites-tu devenir marin pour La Méridionale en particulier ?

Nicolas : “ La Méridionale est une compagnie à laquelle je suis très attaché car c’est grâce à elle que j’ai pu définir mon objectif professionnel. Outre le fait d’avoir pu passer de nombreux moments à bord de ses navires, je partage aussi le même intérêt pour la protection de l’environnement et de l’écosystème marin. C’est la première compagnie maritime française ayant adopté le branchement électrique des navires à quai permettant d’éteindre les moteurs une fois accosté, et ainsi de diminuer la pollution en mer et dans l’air. Mais elle ne s’arrête pas là, La Méridionale innove sans cesse et elle est constamment à la recherche de nouveaux moyens pour lutter contre la pollution des écosystèmes et préserver la santé des riverains. Ces valeurs sont essentielles pour moi et je ne me vois pas intégrer une compagnie qui ne les partage pas. ”

Tu sembles tout à fait déterminé et tu as déjà tout planifié pour arriver à ton but ! Quel est d’après toi le profil du marin idéal ?

Nicolas : “ Pour moi, un marin idéal est une personne qui pense avant tout au bien être des passagers
et à leur sécurité. C’est quelqu’un d’assidu qui prend soin de respecter chaque règle à bord et doit avoir suffisamment de sang-froid et un bon esprit d’équipe et d’analyse pour pouvoir prendre rapidement une décision, quel que soit le problème à surmonter. Il doit aussi nécessairement être sensible à la protection de l’environnement, car malheureusement aujourd’hui nous sommes tous concernés par cette cause et on ne peut pas naviguer en ignorant les conséquences pour
la nature. ”

Quelles sont les étapes que tu t’es fixées pour mener à bien ton projet professionnel ?

Nicolas : “ Étant encore au lycée, je ne pourrai passer le concours d’entrée à l’École Nationale Supérieure Maritime qu’en 2021 à mes 18 ans. En attendant, je me prépare en m’intéressant à tous les aspects du monde maritime,
je poursuis mes recherches, j’observe et j’apprends, je regarde tous les reportages à la télévision
en rapport avec le milieu aquatique et je suis toute l’actualité des compagnies maritimes. Si je réussis à entrer
en école, je partirai pour 5 années d’étude ponctuées de cours théoriques de stages en mer.
Marin un métier passion et réussir à devenir commandant de la marine marchande représenterait l’aboutissement
de toutes ces années passées à admirer et surtout à étudier toutes ces embarcations qui me fascinent. "

Merci Nicolas d’avoir pris le temps de nous partager ta passion avec autant d’engouement. Ta détermination et ton intérêt pour la préservation de l’environnement sont de belles qualités que nous ne pouvons que t’encourager à développer ! 
Nous te souhaitons de belles réussites dans ta carrière de marin et espérons avoir de tes nouvelles
dans les années à venir, peut-être au sein de la compagnie ? Bon vent !