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Actualités

23/01/2020
Surfrider : une ONG engagee

Pour une relation harmonieuse entre l’humain et le monde aquatique


 

 

 

 

 

Créée en 1990 par un groupe de surfeurs, Surfrider Foundation Europe fédère aujourd’hui une communauté de plus de 13 000 citoyens européens engagés. Cette association à but non lucratif lutte quotidiennement pour la préservation et la sauvegarde des océans à travers la volonté des 2 000 bénévoles qui la composent. 

Sarah, responsable du bureau Méditerranée, évoque avec nous les diverses missions de l’association, ses objectifs et les principaux domaines sur lesquels elle travaille pour développer les actions Surfrider.

En 30 ans l’association Surfrider Foundation Europe est devenue une référence en matière d’engagement
pour la protection du milieu aquatique, voulez-vous bien revenir avec nous sur la genèse de ce beau projet ?

Sarah : " Surfrider est une association européenne créée par des surfeurs en 1990, notre siège social est d’ailleurs basé à Biarritz l’un des berceaux de la glisse en Europe. Ces surfeurs en ont eu assez de voir leur terrain de jeu pollué par les déchets plastiques et ont décidé de se regrouper pour lutter contre ce fléau.
En 30 ans, l’activité de l’association s’est bien diversifiée. Elle travaille aujourd’hui sur 3 axes principaux :
la lutte contre les déchets aquatiques, la relation entre la qualité de l’eau et la santé des usagers et enfin, la relation
du climat et de l’océan.
Sur chacune de ces 3 thématiques nous menons différentes actions telles que des études scientifiques, des opérations d’éducation à l’environnement et au développement durable, mais aussi des campagnes de communication
pour sensibiliser les particuliers et les entreprises sur les gestes simples à adopter au quotidien. Enfin, nous faisons
du lobbying au niveau national et européen pour faire évoluer les réglementations. L’association dispose de plusieurs bureaux territoriaux : à Marseille, Bordeaux, Paris, Bruxelles, San Sebastian et Barcelone. "

Quelles sont les missions et les enjeux Surfrider ?
Sarah : " L’objectif principal de l’association est de protéger, préserver et mettre en valeur la nature aquatique
(lacs, rivières, océans, littoral) pour que tous ceux qui profitent de ces espaces puissent continuer à en jouir
dans les années à venir.
Nous agissons au niveau national et international en étant présents à de nombreux évènements portant sur la nature et l’écologie, comme par exemple la Fête de la Science en octobre 2019 durant laquelle nous avons organisé
des animations pédagogiques sur le thème de la qualité de l’eau. "

Quel rôle jouez-vous pour mener à bien ces missions en tant que responsable de l’antenne Méditerranée
de l’association ?

Sarah : " Nous sommes 3 salariés au sein de cette équipe et nous nous occupons principalement de la relation
entre la qualité de l’eau et la santé. Mon rôle est de gérer l’action de l’association et des bénévoles sur la Méditerranée française en coordonnant les projets et en faisant en sorte qu’ils s’accordent avec les politiques publiques.
Travail que j’effectue notamment en représentant l’association au sein de plusieurs instances de gouvernance,
comme le Conseil Maritime de Façade Méditerranée Occidentale qui a pour vocation d’élaborer les recommandations en matière d’aménagement, de mise en valeur et de protection du littoral et de la mer. "

De quelle manière mettez-vous en œuvre ces projets de valorisation du monde aquatique ?
Sarah : " Nous travaillons essentiellement sur des projets d’analyses scientifiques et des programmes d’éducation
à l’environnement. En plus de ces 2 leviers assez prépondérants, nous menons des actions de lobbying local
avec les politiques et différentes structures pour essayer de faire évoluer les programmes et les plans de préservation de l’environnement littoral et marin de Méditerranée. "

Parmi les structures qui vous accompagnent, vous avez établi un partenariat avec La Méridionale en 2017. Quelles sont les actions que vous avez-vous pu mener en collaboration avec la compagnie ?
Sarah : " En 2017 nous avons lancé avec La Méridionale une grande campagne de sensibilisation auprès
des passagers : l’association Surfrider a pu profiter d’un affichage sur l’ensemble des bateaux et nous avons réalisé
3 conférences à bord. Ces interventions se sont très bien passées et les salles étaient toutes bien remplies.
De nombreux citoyens européens font régulièrement la traversée entre la Corse et le continent, et ils sont très curieux de l’environnement littoral et marin que ce soit en Corse ou à Marseille, le moment de la traversée est donc idéal
pour évoquer avec eux ces sujets. Nous avons remarqué que lorsque l’on touche à ce que les personnes connaissent, quand on leur montre des paysages qui leur sont familiers, elles sont intéressées et à l’écoute des conseils
et des bons gestes à adopter.
C’était une expérience riche et sympathique et nous espérons d’ailleurs que ce partenariat sera renouvelé
pour une nouvelle année. "

En terme de sensibilisation du grand public, Initiatives Océanes est un programme phare de l’association, pouvez-vous nous en dire plus ?
Sarah : " Initiatives Océanes est un programme mis en place par Surfrider il y a 24 ans. Il a pour but de sensibiliser
et d’impliquer un maximum de personnes dans la lutte contre les déchets sur les plages.
Il s’agit d’un système participatif : via une plateforme en ligne les intéressés peuvent rejoindre une collecte ou en créer une nouvelle. Lorsqu’un organisateur créé sa collecte de déchets, l’association Surfrider lui envoie un kit
avec des gants, des sacs de collecte, des banderoles pédagogiques, des filets pour les pêcheurs, etc.
Chaque organisateur peut constituer son kit en fonction du nombre de participants et de la nature de l’opération
(en mer, sous l’eau, sur la plage…).
Après l’opération de ramassage, nous proposons également à ceux qui le souhaitent, de nous faire un retour chiffré sur la collecte. L’objectif étant de récolter un maximum d’informations sur les déchets ramassés : le lieu où ils ont été trouvés, la nature et la quantité. Grâce à ces données, nous réalisons un rapport annuel qui remonte le top 10
des déchets retrouvés sur le littoral méditerranéen. Nous nous en servons ensuite lors d’actions de lobbying
à la commission européenne pour que de nouvelles directives et lois soient adoptées en faveur de la protection
de l’environnement. "

Quels autres outils pédagogiques avez-vous développé pour le grand public ?
Sarah : " Ocean Campus est une plateforme qui vise à offrir gratuitement du contenu à tous les organismes
ou particuliers sur chacune de nos 3 thématiques d’actions : qualité de l’eau, santé et climat. On peut ainsi y trouver
de nombreux contenus pédagogiques sous forme de vidéos, de tutos et astuces “Do It Yourself”, d’infographies,
de quizz, et autres. "

Nous sommes tous concernés par la cause Surfrider ! Comment peut-on rejoindre l’association ?
Sarah : " Pour devenir volontaire, il y a plusieurs manières. La première est de rejoindre une antenne de bénévoles
en recherchant la plus proche de chez soi. La deuxième solution est de se rendre sur notre plateforme de recrutement en ligne qui s’adresse davantage aux bénévoles souhaitant mettre au profit de l’association des compétences spécifiques comme le graphisme ou la traduction.
Aujourd’hui, Surfrider c’est plus de 40 antennes en Europe avec en moyenne une dizaine de bénévoles réguliers
par antenne, et 400 et 600 bénévoles de compétence sans oublier les très nombreux bénévoles ponctuels.
Chaque membre de la communauté est une force pour avancer dans la protection du milieu marin !
Dans le rapport annuel de l’an passé, nous avons considéré que le temps de bénévolat passé par l’ensemble
des bénévoles Surfrider correspondait à 5 années de temps plein en entreprise ! "

En août 2019 Surfrider s’est mobilisé pour que la protection de l’océan soit partie intégrante des négociations internationales du G7. Quel a été le bilan de votre action et quelle est la suite des événements ?
Sarah : " Le Pavillon Océan est un évènement que nous avons mis en place juste avant le G7 2019 à Biarritz.
Nous avons organisé 4 jours de conférences, d’ateliers et de tables rondes en lien avec le tourisme durable,
la biodiversité marine, la pollution plastique et le climat.
À la suite du Pavillon Océan, nous avons rédigé un plaidoyer collectif pour l’océan que nous avons baptisé "Ocean Call" à destination du chef de l’État. Cet évènement est une demi victoire puisque quelques-unes des mesures ont été entendues et directement reprises, notamment celles traitant du transport maritime et de l’efficacité énergétique.
Aujourd’hui, nous continuons à appuyer nos revendications qui sont partagées par de nombreuses associations, collectivités et industriels dans l’espoir que nos mesures soient écoutées.
Au fil des ans, la voie de Surfrider gagne en force grâce aux actions des bénévoles mais aussi au soutien de chaque citoyen ! "

Chaque année ce sont 10 millions de tonnes de déchets qui finissent dans les océans et les mers
dont 80% de plastique. Nous sommes tous concernés et il existe de petits gestes simples qui, combinés et multipliés, peuvent faire beaucoup pour changer les choses !

Retrouvez l’ensemble des informations et outils développés par Surfrider Foundation Europe sur leur site officiel.

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