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13/05/2019
dans les bagages de Pascal Joly

Un Capitaine d’armes qui ne connaît pas le creux de la vague !


Pascal-Joly-Windsurfer

  

 

 




Depuis plus de 25 ans, Pascal Joly concilie sa vie de marin à La Méridionale et de windsurfer professionnel. Nous sommes allés à la rencontre de ce matelot hors du commun pour qu’il nous livre le secret de sa double réussite.

Pascal, alors que vous étiez déjà un sportif professionnel, pourquoi avoir choisi de travailler
à La Méridionale ?

Pascal : " Même si j’ai découvert les plaisirs de la glisse assez jeune, j’ai réellement commencé la compétition à 15 ans. En planche à voile, les épreuves se déroulent partout dans le monde et les voyages nécessitent un vrai budget. Bien que passionné, il était donc évident que je devais également penser à mon avenir professionnel.
La Méridionale a fait partie de mes premiers sponsors et quand elle m’a proposé un poste de marin,
j’ai immédiatement accepté. À l’époque je n’avais qu’un CV de windsurfer et un CAP de prothésiste dentaire en poche... Je suis réellement reconnaissant de l’opportunité qui m’a été donnée. Après 25 ans de service et grâce à la confiance de la compagnie, ma persévérance et mon assiduité, j’ai pu évoluer pour aujourd’hui occuper un poste de Capitaine d’armes. "

Comment conciliez-vous votre double vie de marin et de windsurfer ?
Pascal : " Tout au long de ma carrière, La Méridionale a su me soutenir et trouver des solutions pour que mes deux parcours puissent cohabiter. Au début j’occupais un poste à terre, avec une cadence de travail qui me permettait de m’entraîner régulièrement. Et pendant les compétitions, nous trouvions un compromis pour que la compagnie puisse se passer de moi pendant quelques jours. C’est lorsque j’ai embarqué pour la première fois pour un mois en mer que les choses se sont un peu compliquées. Néanmoins, j’ai rapidement trouvé un équilibre en profitant de chaque moment de repos pour quitter le navire et aller “rider”. Dans les premiers temps, mes collègues marins étaient assez surpris de me voir embarquer avec ma planche à voile, mais ils s’y sont habitués et aujourd’hui ce sont les premiers
à m’encourager. "

Depuis combien de temps pratiquez-vous le windsurf et quel est votre palmarès⠀?
Pascal : " J’ai découvert la planche à voile quand j’étais vraiment tout jeune grâce à mon père qui était lui-même
un grand passionné de glisse. Il a été un véritable pilier dans ma vie et c’est grâce à lui que je suis allé aussi loin
dans mon sport. Parmi mes plus belles réussites, je compte une place de vice-champion de France, une 4e place
au championnat du monde et une 5e place au championnat d’Europe. Je n’ai jamais vraiment été un grand compétiteur et j’ai arrêté le circuit relativement tôt.
Ce que j'aime par dessus tout, c'est avoir des sensations ! Je suis un véritable touche à tout en matière de glisse et dès que c’est nouveau, il faut que j’essaye. Je pratique aussi le Kitesurf, le paddle, ou encore le windfoil :
une aile en carbone placée sous la planche qui permet au windsurfer de ne plus toucher l’eau. Le windfoil est impressionnant à vivre et à voir !
Aujourd'hui, je me concentre sur l’organisation d'événements et la promotion des sports de glisse via, notamment, mon implication dans le Club Pacific Palissade. "

Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur le Club Pacific Palissade et le rôle que vous y jouez ?
Pascal : " Créé par Charles Daher en 1973, le Club Pacific Palissade est le premier club de windsurf en France, basé à Marseille. En dehors de la planche à voile, nous abritons une école de voile (optimiste et catamaran),
de stand up paddle et de canoë kayak. Depuis plusieurs années, j’en suis le Directeur Sportif et je suis ambassadeur des marques qui nous sponsorisent. Même si je ne fais plus de compétitions, j’apporte mon aide sur de nombreux événements. Je me consacre aussi à l'organisation de meetings, comme par exemple notre participation à Paris Plage, et il m’arrive encore de faire quelques exhibitions. J’essaye également de sensibiliser les marseillais à la beauté et
au respect de mon terrain de jeu favori, la Méditerranée et bien sûr de la Corse. "

Les lieux de pratique de planche à voile ne manquent pas en Méditerranée.
Quels sont ceux que vous préférez ? Avez-vous des "spots" à recommander à nos lecteurs ?

Pascal : " Même si je m’occupe d’un club à Marseille, grâce à mon poste de Capitaine d’armes à La Méridionale,
je pratique essentiellement en Corse. C’est une île merveilleuse qui fait le bonheur de tous ceux qui pratiquent
les sports nautiques : à certains endroits on peut se croire en Bretagne, ou bien aux Seychelles ou encore sur une plage australienne. La Corse offre une telle diversité de paysages qu’on ne peut pas s’en lasser !
Mais pour moi, le meilleur spot de vagues se situe sans nul doute dans le sud, depuis la plage de Tonnara à Bonifacio. Je conseille également à tous les passionnés d’aller faire un tour à Piantarella, Algajola, L’Île-Roussele Golfe d'Ajaccio et bien sur Propriano. Par chance, la plupart de ces endroits sont desservis par les navires
de La Méridionale, et c’est grâce à cette proximité que je peux évoluer dans ma vie professionnelle sans avoir à renoncer à ma passion. "

Merci Pascal d’avoir pris le temps entre deux vagues de nous partager votre passion et votre style de vie atypique. Cela va sûrement inspirer plus d’un jeune passionné de sport nautique.
Bonne chance pour la suite, et surtout bonne glisse !

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